Les déprogrammations et les menaces sur les programmations culturelles de nos communes sont insupportables. Au festival d’Avignon, j’ai contribué au débat organisé par Ekhoscènes qui s’est intéressé au rapport entre la culture et la politique. A l’approche d’échéances électorales décisives pour notre pays, j’ai tenu à rappeler l’importance de la liberté de création et d’expression dans notre démocratie.
Le débat politique s’intéressera-t-il vraiment à la culture lors de l’élection présidentielle de 2027 ?
Cette question a été au cœur des échanges passionnants organisés par Ekhoscènes au Festival d'Avignon, où j’ai pu débattre avec Malika Seguineau, directrice générale d’Ekhoscènes, Caroline Verdu, vice-présidente d’Ekhoscènes, Vincent Martigny, professeur en sciences politiques, Emma Rafowicz, députée européenne et Léa Roussarie, directrice générale adjointe de Bona fidé.
La « bataille culturelle » occupe déjà nos débats actuels.
Censure, ingérences, entraves à la liberté de création, coupes budgétaires, non-respect du droit d’auteur à l’ère de l’IA… Le secteur fait face à des offensives de toutes parts.
Nous devons protéger notre modèle unique, garant de notre démocratie et de notre souveraineté.
Faut-il plus de lois, plus de sanctions, plus d’aides ?
La culture comme objet de bataille politique et comme sujet de campagne, est-ce une bonne nouvelle ou le symptôme de quelque chose de plus préoccupant ?
Une chose est sûre, il faut sortir du seul prisme budgétaire et envisager la culture comme un socle, comme ce qui fait notre identité en tant que Nation.
Il faudra aussi se tourner vers la jeunesse, qui sera au cœur du renouvellement des publics et de l’enjeu démographique, pour donner un souffle nouveau aux salles vides et au public vieillissant.
Nous serons aux côtés des acteurs culturels pour mener ces combats.
Rétrospective de la session parlementaire en images