J’ai poursuivi cette journée en ayant le grand plaisir d’intervenir auprès des membres de l’Amicale laïque de Concarneau, en réponse à une invitation du président Monsieur Pierre Bleuzen autour du thème : « Tour d'horizon de la place du principe de laïcité dans la création et l'application des lois aujourd'hui en France : laïcité qui interdit ou laïcité qui protège ? ». J’ai été amené à partager ma vision de la laïcité, non pas comme une contrainte qui divise, mais comme un principe protecteur qui permet de « faire société ». Bien plus qu’un cadre juridique issu de la loi de 1905, la laïcité constitue selon moi un des liants du ciment de notre République. Elle garantit une liberté de conscience absolue, offrant à chacun la possibilité de forger ses propres convictions tout en cultivant l’empathie nécessaire pour écouter et comprendre l’autre.
Cette éthique du dialogue irrigue mon quotidien de parlementaire, notamment lors de débats de société majeurs. Qu’il s’agisse de l’inscription de l’IVG dans la Constitution ou des réflexions sur le droit de mourir dans la dignité, ces sujets touchent à l’intime et à la conscience profonde. Dans mon groupe politique, cette valeur se traduit par une liberté de vote : c’est une force qui nous permet de légiférer en responsabilité, loin des pressions de certains groupes d'intérêts ou de modèles numériques étrangers qui tentent parfois d’imposer une autre vision de la démocratie.
Je suis convaincu que la laïcité est notre meilleur bouclier contre les remises en question de nos modèles démocratiques européens. Elle est un outil vivant du vivre-ensemble.
En tant qu'élus, notre rôle est de veiller à ce que la loi reste fondée sur la raison commune, tout en préservant la part de spiritualité ou de conviction de chaque citoyen. C’est ce bloc de valeurspartagées qui assure la solidité de notre démocratie et nous permet de construire, ensemble,un avenir apaisé.